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La banque alimentaire de la Basse-Ville déborde… et la misère aussi

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Studying occasions: 4 minutes

OTTAWA – La maison communautaire de la Basse-Ville ne peut plus remplir son mandat. L’insécurité alimentaire de ce quartier au cœur du district Rideau-Vanier a explosé ces dernières années. Aujourd’hui, le nombre de familles qui rely de la banque alimentaire est tel que la maison communautaire du plus vieux quartier d’Ottawa n’a plus le choix: il faut s’agrandir, au risque de ne plus pouvoir répondre aux besoins.

« Nous sommes arrivés à un level de rupture. Tout merely, the choses are usually not sustainable », we will do every little thing in a communication du directeur général du heart de ressources communautaire de la Basse-Ville, Matthew Beutel.

La maison communautaire faisant partie du heart des ressources est censée être un lieu de rassemblement, «un espace où l’on peut offerrir des packages et des activités régulières et ponctuelles, de l’aide aux devoirs, des ateliers, un lieu pour les résidents qui veulent organizer des activités », enumère le directeur en entrevue avec ONFR+.

Aujourd’hui, 95% of the exercise of this home is devoted to the meals financial institution. « All our human sources and our house are alloués à cette activité », renchérit-il.

«Historiquement, nous avions une petite banque alimentaire mais, au fil des années, la demande est devenue tellement forte que cela a pris le dessus sur les autres actions. »

« Il ya urgency dans l’urgence »

« Il ya urgency dans l’urgence », alert Matthew Beutel. “C’est problématique, surtout que maintenant, nous ne sommes plus capables de répondre aux besoins des résidents”.

L’insécurité alimentaire des familes de la Basse-Ville s’est aggravée depuis les cinq denières années.

In 2017, the group home obtained 8,800 visits, however in 2022, there are greater than 16,000 individuals who use its providers.

M. Beutel s’inquiète de devoir restreindre et limiter encore plus les dons, faute de place pour l’entreposage des denrées.

Matthew Beutel is the director of the Heart de ressources communautaires de la Basse-Ville in Ottawa. Credit score picture: Lila Mouch

Arrivés de Tunisie il ya quelques mois, Seifallah Naouar et sa compagne n’y arrived plus. À 36 et 33 ans, the couple doit avoir recours à la banque alimentaire de la Basse-Ville. « On a began to chercher un logement et c’était très difficile. On s’est très vite retrouvé en grande détresse. »

« Je ne m’attendais pas à ce que ce soit si difficile », confie-t-il au micro d’ONFR+. Venu au Canada pour vivre une belle expérience et après tous les efforts mis en place, ce résident everlasting qui a «tout abandonné en Tunisie» est vraisemblablement à bout de souffle.

C’est la première fois que M. Naouar requiert l’aide d’une banque alimentaire. «Mon pire cauchemar, c’est de perdre notre logement». Alors pas le choix, il faut payer un loyer, mais aussi se nourrir. Les joies des primers mois ont laissé place à l’insécurité, la peur et à la tristesse.

L’histoire de Seifallah Naouar c’est une réalité pour des centaines d’habitués de la banque alimentaire. Matthew Beutel explains qu’il n’y a pas de profil sort : la misère frappe à toutes les portes. « Nous avons des familles de huit personnes et parfois plus, des mères monoparentales, des {couples}, des gens âgés ou seuls. »

« Je ne suis pas à l’aise, je me sens étouffé, je me sens triste », témoigne M. Naouar. « Usually, je suis celui qui subvient au besoin de ma famille, je paie le loyer et la nourriture, et maintenant, c’est à ma femme de faire ça, seule. C’est un changement radical dans ma vie, je ne me sens vraiment pas bien. »

After three years of training and 12 years of expertise as kinésithérapeute, they’re diplomas that aren’t acknowledged. Il doit reprendre deux ans d’études pour esperer une equivalence.

Grace aux dons de la banque alimentaire, M. Naouar et sa femme peuvent manger pour quatre à cinq jours. « Ils font de leur mieux, mais c’est vrai that les parts ont diminué. J’apprécie vraiment ce qu’ils font pour nous et je suis très reconnaissant. »

A capability that isn’t extra tailored

«On ne fermera jamais notre banque alimentaire, mais notre capacité de réponse au besoin réel pourrait diminisher si la demande continua d’augmenter. Rien ne nous laisse croire que cella va s’améliorer », raconte le directeur du centre.

Matthew Beutel explains qu’il n’aura pas le choix de limiter la frequence des dons et de réduire la quantité des denrées distribuées s’il veut continuer d’aider le plus de gens.

L’équipe de la maison communautaire de la Basse-ville et les benevoles se réunissent tous les mondis pour décharger la livraison de nourriture. Credit score picture: Lila Mouch

Le probleme est seen: il n’y a pas de place pour stocker les livraisons. Lorsque le camion debarque, ce sont tous les benevoles et employés de la maison communautaire qui s’activent. Une chaîne humaine se forme, il faut être efficace pour décharger les 1300 kilos de nourriture livrés à ce jour.

Il faut ranger les couches pour bébés qui prennent de la place. En fait, tout prend de la place. Mais il faut contrôler aussi, notamment que les produits qui arrivent ne soient pas périmés. Puis, la manutention ne s’arrête pas, il faut descendre un escalier étroit pour stocker toujours plus de nourriture sur d’interminables étagères.

Il n’y a pas assez de place pour plus de personnels ni de soutiens. S’ajoutent à cela des difficultés pour accueillir les résidents. « On est telling tassé that confidentiality is affected », provides M. Beutel.

Même la zona de réception des denrées alimentaires reste peu pratique pour le déchargement. Credit score picture: Lila Mouch

Coordinator of the group home, Mélissa Thibault-Cañas, manage as she will be able to the entreposage, the distribution, the prize of return with the inhabitants of the quarter. Pour elle, «cet espace n’est pas fait pour ça. C’est une maison duplex convertie en banque alimentaire. »

She’s going to demand the identical if she is just going to have suffisammente longtemps. “La seule vraie possibility, c’est d’avoir un nouvel espace qui nous permettrait de répondre à la demand, mais aussi de travailler sur l’insécurité alimentaire avec nos inhabitants et de leur offerrir tout le soutien d’une maison communautaire”, dit-elle.

Avoir un plus grande house, «c’est une query d’equité et de justice», insists M. Beutel.

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